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Les clarinettes
 
HISTORIQUE

L'ancêtre de la clarinette est le " CHALUMEAU " qui existe déjà dans l'Antiquité sous forme d'un simple tube de roseau. Plus tard, au Moyen Age, le " CHALUMIE "est un Chalumeau perfectionné, percé de trous et surmonté d' un petit tuyau sur lequel se fixe une anche battante de roseau ou de métal. Vers 1690, un luthier : Jean Christophe DENNER invente la clarinette proprement dite.C'est un instrument imparfait ne possédant qu'une seule clef et manquant de régularité dans la succession des différents registres. Malgré ses imperfections, son timbre séduit de nombreux artistes et à la fin du 18 ème Siècle des améliorations portent le nombre de ses clefs à 5. MOZART a entendu la clarinette chez les musiciens de MANNHEIM. Au 18 ème Siècle, Iwan MULLER. présente une clarinette à 13 clefs. L 'instrument est alors recherché et pratiqué par un plus grand nombre de personnes qui en améliorent le jeu. Frédéric BERR par son talent, l' étendue de ses connaissances théoriques assure à la clarinette un élan nouveau. Cependant des difficultés persistaient, les trous étaient percés d' après l'écartement naturel des doigts; il en résultait des intonations vicieuses, des notes sourdes ou faibles ou encore trop éclatantes. Des difficultés de doigtés dues au mécanisme des clefs limitaient la liberté du clarinettiste à jouer dans tous les tons. En 1846, Hyacinthe KLOSE ,disciple de BERR fait disparaître tous ces défauts en appliquant à la clarinette à 13 clefs, le système que Théobald BOEHM avait imaginé pour corriger les défauts de la flûte traversière. Des perfectionnements de détails, l'adjonction d' un barillet au corps de la main gauche ont abouti à la clarinette de nos jours qui brille dans toute l'étendue de ses registres.





LES DIFFÉRENTES CLARINETTES

La famille des clarinettes est la plus riche parmi les instruments à vent ; les clarinettes sont au nombre de treize. Certaines d'entre-elles sont tombées en désuétude... Les clarinettes apparaissent dans les orchestres au milieu du 18 ème Siècle. Les plus usitées de nos jours (et en particulier dans l'orchestre Ebène Bleu) sont au nombre de 6, de la plus aigüe à la plus grave :
1) La Petite Clarinette en "Mib" qui sonne une quarte au dessus de la clarinette Sib
2) Les Clarinettes "Sib" et "La" sont les plus utilisées dans les orchestres symphoniques. Par contre, dans les orchestres d'harmonie : la Clarinette "Sib" est utilisée en grand nombre et tient le rôle des violons de l' orchestre symphonique.
3) Le Cor de Basset en "Fa".
4) La Clarinette Alto en "Mib".
5) La Clarinette Basse en "Sib" qui sonne une octave au-dessous de la clarinette "Sib".
6) La Clarinette Contrebasse en "Sib" qui sonne deux octaves en-dessous de la clarinette "Sib".





EVOLUTION DES MATÉRIAUX

Clarinette, clefs, bec, anches, ligature.... Depuis le tube de roseau du Chalumeau de l'Antiquité et du Moyen Age, la facture de l' instrument a évolué très vite vers le bois dur. Le plus employé à l'heure actuelle est l'"EBENE". Seul le Palissandre est utilisé pour la fabrication de la clarinette Contrebasse. On peut trouver quelques clarinettes d' étude en plastique. Quelques modèles rares existent en métal ou en verre. Les Clefs sont en maillechort, recouvertes d'une fine couche de Nickel ou d' argent, d'or quelquefois !! Les Becs furent en bois, ils ont évolué vers l' ébonite, le cristal. La mode et la recherche de sons nouveaux redonne actuellement la préférence à l' ébonite. Les Anches en roseau de Provence VANDOREN est la marque d' anches la plus utilisée en France. Les ligatures, depuis près de 20 ans, les recherches sur les réactions de l' anche en fonction de ses points d'appui, ont abouti à la naissance de ligatures de différentes matières et de formes diverses.





FICHE TECHNIQUE

La Clarinette mesure environ 98 cm de long, pèse environ 900 grammes et comporte 5 parties:
Le Bec
Le Barillet
Le Corps du Haut ( ou main gauche)
Le corps du Bas ( ou main droite ) - les deux corps sont articulés ensemble grâce au système BOEHM
Le pavillon.
Elle possède 17 clefs et 25 trous. Son étendue est de 45 notes soit trois octaves et une sixte ( en théorie! car : la musique contemporaine continue à faire évoluer les performances).C'est l' instruments à vent dont la tessiture est la plus étendue. On peut distinguer cinq registres :

1) Grave ou chalumeau
2) Médium
3) Clairon
4) Aigu
5/ Sur-aigu




LES PREMIERES EN METAL

Les premières clarinettes en métal ont été produites dès la première moitié du 19° siècle et utilisées dans différents corps d’armée où l’on appréciait certainement plus leur robustesse que leur sonorité.

Le vrai succès des clarinettes en métal remonte au début du 20° siècle lorsque des manufacturiers américains proposèrent des instruments de grande qualité de construction combinant la durabilité du métal et les qualités acoustiques des bonnes clarinettes en ébène.

La forte demande des orchestres militaires, universitaires et des écoles de musique Américaines incita tous les grands facteurs d’instruments, y compris Français à produire des clarinettes en métal : Selmer, Buffet-Crampon, Leblanc ont participé à cette aventure industrielle et exporté leur production vers les Etats-Unis faisant ainsi concurrence aux facteurs Américains : Conn, King, Cundy-Bettoney, Pedler, Buescher, Penzel-Mueller, Holton, et Européens : Boosey et Hawkes, Orsi, Moenning, Hueller, Kohlert.






SUCCES POUR LE METAL

Forts de ce succès rapide, les facteurs de clarinettes en métal Américains annoncèrent la fin proche des clarinettes en bois d’ébène, ce qui leur semblait d’autant plus inéluctable que ce phénomène venait de se produire pour les flûtes traversières.

Il est vrai que le métal présente de réels avantages dans presque tous les domaines : il peut être travaillé plus précisément que le bois et sa stabilité lui permet de conserver intactes ses caractéristiques tout au long de sa vie.
Il est insensible à l’humidité et ne risque évidemment pas de se fendre, il est moins onéreux et plus facile à approvisionner que l’ébène et donne des instruments un peu plus légers et tellement plus ….beaux !

Leurs détracteurs ont pour habitude de critiquer le timbre des clarinettes en métal alors que la nature du matériau de construction n’intervient pas sur le timbre d’un instrument, c’est une donnée physique qui a été démontrée. Les qualités acoustiques dépendent essentiellement des cotes de fabrication (diamètre de la perce, emplacement des trous, hauteur des cheminées….).

Les fabricants de clarinettes en métal se sont attaqués à ce préjugé et insistaient beaucoup dans leurs publicités sur l’impossibilité de faire la différence entre une clarinette en métal et une autre en ébène …
… si l’on écoutait seulement sans voir laquelle était jouée.….






A PARTIR DE 1950 ...

Malgré leurs indéniables qualités, ce sont pourtant bien les clarinettes en métal qui disparurent des chaînes de fabrication à partir des années 1950 …..

Heureusement, leur robustesse a permis à beaucoup d’entre elles de survivre… Pour notre plaisir de les jouer et de constater qu’elles n’ont toujours rien à envier aux clarinettes en ébène !

Pour tout renseignement complémentaire ou si vous souhaitez essayer des clarinettes en métalde ma collection personnelle, n’hésitez pas à me contactez par mail : vigier.pascal@free.fr
ou à consulter le site clarinette-metal.fr





     
 
 

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